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Le chauffage au bois


Plan du dossier

 1. Le bois, énergie renouvelable
 2. Les équipements de chauffage au bois
 3. Le bois, conditionnement et essence
Les conditionnements du bois
Les essences
 4. Le prix du chauffage au bois

Le bois, conditionnement et essence

Première source de chaleur utilisée par l’homme, le bois revient au goût du jour après avoir été délaissé au profit des énergies fossiles. Il exige certaines précautions en termes de manipulation, de stockage, de choix d’espèces… pour un rendement optimisé.


1. Les conditionnements du bois

 

Le bois est vendu sous des formes très différentes. Si l’équipement de chauffage utilisé joue un rôle majeur en matière de rendement, le conditionnement du bois a également une influence non négligeable sur les performances.

  • Les bûches constituent un matériau bon marché. Elles nécessitent par ailleurs une installation peu coûteuse. Leur rendement peut atteindre 85% dans les meilleurs cas d’utilisation.

Les bûches présentent des contraintes  de stockage et de manipulation. Elles nécessitent de l’espace et il faut accepter de se faire livrer ou de transporter des portions de bois (des stères), lourdes, encombrantes et salissantes.
Par ailleurs, la régulation de la chaleur des équipements qui utilisent les bûches n’est pas toujours aisée.
L’unité de mesure de conditionnement des bûches est le stère (un stère = 1 m3 apparent).

  • les copeaux de bois sont faits à partir de bois déchiquetés. Ils mesurent de 2 à 5 cm. Ils sont obtenus par broyage de branches ou d’arbres forestiers ou bocagers.
  • Les granulés, ou pellets, sont apparus sur le marché au milieu des années 70. Il s’agit de petits cylindres fabriqués à partir de sciures et de copeaux de bois. Ces résidus sont fortement compressés.
    Ils peuvent être livrés en vrac, par camion citerne et déversés dans le silo d’alimentation de la chaudière. Ou alors en sac de 5 à 20 kg.

En plus d’être assez pratiques en termes de manipulation, les granulés de bois ont un rendement très élevé qui peut atteindre 90 % ! Ils présentent les mêmes avantages écologiques que les bûches car ils ne nécessitent aucun adjuvant de colle.

Le système d’installation de l’équipement de chauffage est cependant plus coûteux que celui des bûches.

Autre avantage : son stockage (à l’abri de l’humidité) que ce soit en vrac ou en sac est  plus aisé car plus propre et plus réduit  que celui du bois en bûche.
En terme de volume, 4 à 5 m2 suffisent pour stocker 5 tonnes de granulés (soit environ 2300 litres de fuel).

 

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2. Les essences

 

Attention ! Les essences de bois ne sont pas toutes égales devant la production de chaleur. Loin s’en faut ! Il faut trouver un bon ratio entre le pouvoir calorifique et la durée de combustion

En brûlant les feuillus libèrent plus de chaleur que les résineux :

  • Le top : le frêne, le charme, l’érable, le chêne, l’acacia sont des feuillus durs.
  • Si on n’a pas mieux : le hêtre, le bouleau sont mi-durs : leur combustion est plus rapide. Il en faut plus pour produire la même quantité de chaleur.
  • A éviter : le peuplier, le tremble et le tilleul : ils brûlent mal et chauffent peu. Quant au châtaigner, il ne produit pas de bonnes braises et à tendance à éclater à la combustion.

Par unité de volume, le charme est l’essence la plus énergétique ; le frêne, le chêne, l’érable, l’acacia arrivent ensuite.

  • Quant aux résineux (sapin, mélèze, pin…), ils se consument à la même vitesse que les feuillus mais ils dégagent plus de gaz que de braises. Ils sont néanmoins appréciés pour leur montée rapide en température.

Sur le plan énergétique pur, l’efficacité est sensiblement équivalente pour les feuillus (5,1 kWh/kg) que pour les résineux (5,3 kWh/kg).

Un bois sec avant tout !

Le taux d’humidité  du bois est le facteur le plus important de son efficacité.
Son taux doit avoisiner les 5-20% de sa masse (il est de 45% après la coupe).

Son stockage est primordial. Il faut l’entreposer dans un endroit  ventilé, à l’abri des intempéries. 2 ans de séchage minimum sont nécessaires après la coupe pour les stères en rondins de 1 mètre de long. Plus les découpes sont petites, plus elles sèchent vite. De même les découpes en quartier sèchent plus rapidement que les rondins.

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