De nombreux appareils de chauffage au bois sont considérés comme des appareils d’appoint. D’abord parce que leur position dans la maison et leur mode de fonctionnement limitent leur aire d’influence à la pièce dans laquelle ils sont installés. Mais aussi parce que la régulation de la température qu’ils émettent n’est pas d’une parfaite précision.
Le choix judicieux de l’emplacement de l’appareil d’appoint peut permettre d’améliorer son efficacité. Un emplacement central ou le long d’un mur de pierres, une disposition maline des conduits de raccordement participent à l’efficacité des appareils.
Connaissez–vous le principe « du mur trombe » ?
Pour mieux gérer la performance d’un poêle à bois, il faut l’adosser à un mur de pierres. L’inertie thermique du matériau permettra de réguler naturellement la quantité de chaleur nécessaire à la pièce.

Obligations à la construction
Pour les maisons chauffées à l’électricité dont la demande de permis de construire a été déposée après le 1er septembre 2006, le recours futur aux énergies renouvelables doit être anticipé dès sa conception par l’installation d’un conduit d’évacuation de fumée. Même s’il ne sert pas d’emblée, il faut le prévoir !

L’efficacité des équipements de chauffage d’appoint est très variable.
- La cheminée, le foyer ouvert : équipement de chauffage traditionnel, elle s’apparente plus à un attribut de décoration qu’à un véritable appareil de chauffage. Bien sûr la chaleur émise est perceptible à proximité du foyer, mais son rendement est très faible (de l’ordre de 10%). Ceci est d’autant plus vrai si le conduit n’est pas équipé d’une trappe que l’on ferme après la combustion pour éviter l’aspiration de la chaleur préalablement produite.
- L’insert ou le foyer fermé, est lui beaucoup plus rentable et constitue un excellent appoint au chauffage principal. Même s’il a moins de charme que le foyer ouvert, il permet de faire de réelles économies de frais d’énergie. Un caisson métallique est glissé dans le foyer de la cheminée existante. En option, il est possible d’installer un réseau de distribution d’air chaud pour diffuser la chaleur aux étages par exemple.

- Le poêle est un appareil indépendant qui n’entraine pas de difficulté d’installation, outre la pose du conduit. Son principal avantage est son encombrement au sol réduit, qui permet de l’intégrer plus facilement dans l’habitat existant. Il ne se cache plus, au contraire il est mis en valeur dans la pièce le long d’un mur ou en position centrale. Les poêles contemporains offrent en plus de leur performance (80 %de rendement) une vision confortable du feu.. Ce qui en fait un chauffage d’appoint idéal.
- Les modèles les plus performants intègrent de la fonte ou de la pierre réfractaire. En dehors de la vitre très chaude, les autres parois des poêles habillés de pierres (pierre ollaire) ont une température réduite.
Haut de page
Le bois peut également être la source principale d’énergie d’une habitation. Les chaudières à bois sont des équipements qui permettent une diffusion générale de chaleur. La combustion du bois permet de chauffer l’eau qui alimente les radiateurs répartis dans toute l’habitation ainsi que la production d’eau chaude sanitaire.
Les chaudières à bois ont la même capacité que les autres types de chaudières.
- Chaudières à pellets ou à granulés
Les chaudières à pellets ou granulés sont très pratiques d’utilisation. A l’instar des équipements au fioul, l’alimentation en combustible se fait en une fois. Contrairement au système à bûches, il n’est pas nécessaire de « charger » la chaudière au quotidien. L’approvisionnement est automatique. Les plaquettes sont stockées dans un grand silo et sont dirigées progressivement vers la combustion.
Les pellets ou granulés sont un agglomérat de sciure compressée. Leur rendement est très important. Les performances de ces chaudières sont excellentes.
- Les chaudières à bûches
Pour ce type d’équipement, le mode de combustion du bois est déterminant pour garantir la performance énergétique.
- Les chaudières à combustion inversée sont celles qui offrent la meilleure qualité de combustion. Les flammes se déploient « en dessous » à travers une grille. Les différentes entrées d’air améliorent la qualité de la combustion.
- Les chaudières à combustion inversée turbo, sont les plus récentes. Elles proposent un réel progrès. Leur principe de fonctionnement consiste à « booster » la circulation de l’air dans la chaudière pour un meilleur rendement global de l’équipement.
- Les chaudières à combustion horizontale permettent de limiter les parties imbrûlées, le « gaspillage » en quelque sorte. La combustion se déroule en couches minces et favorisent les économies.
- Les chaudières à combustion montante sont les moins performantes. Les bûches s’enflamment simultanément pour un rendement globalement faible.
- Certaines chaudières à bûches sont équipées d’un ballon d’eau qui préserve le surplus de la chaleur issue de la combustion : c’est l’hydro accumulation. La chaleur emmagasinée est lentement diffusée pendant les heures qui suivent. Le système garantit économie et durée de vie des équipements.
Combustion secondaire
La combustion secondaire consiste à enflammer les gaz issus de la première combustion. Le rendement est meilleur et la pollution réduite. Il est donc préférable que la chaudière soit équipée de ce système.

Gare aux conduits !
Tous les appareils de chauffage au bois doivent être raccordés à un seul conduit (1 conduit par appareil et 1 appareil par conduit).
L’orifice d’évacuation des fumées doit dépasser le point le plus haut de l’habitation ou de tout obstacle situé dans un rayon de 8 mètres.
Le conduit doit répondre à ces critères :
- étanchéité,
- tirage suffisant
- stabilité
- résistance thermique

Haut de page
