
Vous souhaitez une maison plus grande ? Avant de penser à construire ou déménager, étudiez d'un peu plus près vos combles. Si la hauteur sous plafond est suffisante, que la structure
du plancher est solide et que votre charpente est adaptée, vous pouvez songer sérieusement
à les aménager. L'espace ainsi gagné équivaudrait à peu de chose près à la surface au sol
de votre habitation dont la valeur augmenterait d'autant...
Pour récolter les bénéfices d'un tel aménagement, il est nécessaire de bien étudier votre projet.
Ce type de chantier requiert l'intervention de plusieurs corps de métiers et réclame
une préparation et un savoir-faire spécifiques.
Tour d'horizon de ce que vous devez savoir avant de faire appel aux professionnels compétents.
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1. Les critères de faisabilité
a. La hauteur
b. La charpente
c. Le plancher
2. Tout ce qu'il faut prévoir pour un aménagement réussi
3. Déclaration préalable ou permis de construire ?
4. Profitez de la TVA à 7%
5. Les aides financières auxquelles vous pouvez prétendre
3 critères doivent être réunis pour vous permettre de transformer vos combles en pièces à vivre : une hauteur suffisante, une charpente adaptée et un solivage résistant.
Pour qu'ils soient considérés habitables, la hauteur sous plafond dans vos combles doit au moins atteindre 1.80 m (Code de la Construction et
de l’Habitation). Si elle avoisine les 2,2 m, la hauteur est vraiment confortable. Bien sûr, du fait de la pente du toit, la hauteur disponible peut varier de manière parfois importante entre le faîtage et les murs. Ainsi, plus votre bâtiment est large, plus la hauteur disponible est importante. Les parties les plus basses (bas de rampant) ne sont pas pour autant perdues : elles peuvent être utilisées comme zones de rangement ou être cloisonnées pour améliorer l’isolation thermique et phonique ou encore pour passer les réseaux techniques (électricité, ventilation, chauffage, eau).
Afin de faciliter la circulation dans les combles, il est souvent nécessaire de modifier la charpente. Ces modifications varient en fonction du type de charpente.
• Charpente traditionnelle. Elle est constituée de une à plusieurs fermes appuyées sur les murs extérieurs. L'arbalétrier (partie horizontale de la ferme) peut gêner la circulation s'il est situé trop bas. Il peut être, soit supprimé en réalisant une ferme à entrait retroussé, soit être intégré au nouveau plancher quand la hauteur disponible est très importante (toit à forte pente).
• Charpente à fermettes.
Utilisée en construction neuve depuis les années 1970, cette charpente industrialisée est constituée de petites fermes - les fermettes - disposées régulièrement tous les 0.5 à 1.5 m et reliées entre elles par les liteaux ou des panneaux de bois (contreventement).
Leur nombre important complique l'aménagement. Pour transformer cet espace, il faut en effet modifier chaque fermette après l’avoir renforcée. Si la hauteur n’est pas suffisante, il est aussi possible de surélever la charpente au prix de très gros travaux.
Conseil pratique : pendant vos travaux, profitez que la charpente soit à nu pour vérifier son état, la traiter et changer si nécessaire les pièces de bois les plus atteintes par les xylophages.
Toutes ces modifications doivent se faire avec la plus
grande
prudence. En effet, la charpente est une pièce
maîtresse de la structure
de votre habitation. Elle est dimensionnée
pour supporter la couverture et les charges climatiques (vent, neige). Seule une entreprise spécialisée et un BET sont à même de vous dire la faisabilité de sa transformation.

Composé d'une structure porteuse (solivage) et d'un sol, le plancher supporte son propre poids, les charges techniques (cloisons, revêtements, équipements fixes) et les charges d’occupation ou d'exploitation (mobilier, personnes), soit plusieurs centaines de kilos au m²... S'il existe, il faut donc vérifier sa capacité à porter ces charges. S'il n'existe pas, il faut le réaliser avec beaucoup de soin.
• Le solivage. Si le comble est perdu, le solivage n'est généralement destiné qu’à porter le plafond (suspendu) de l’étage inférieur et n’a pas la résistance requise pour supporter les futures charges. Pour créer un plancher adapté, le bois est le matériau idéal : il combine légèreté et excellente résistance. Le plancher peut être réalisé à partir de pièces de bois massif (bastaing, madrier... ) ou, dans le cas de portée de plus de 4m, en bois lamellé-collé ou poutre composite comme des Nail-Web (poutre comprenant une âme centrale métallique et des membrures rectilignes de bois).
En fonction de l'état des murs, les extrémités des éléments porteurs sont, soit encas
-trés dans les murs porteurs (avec un vide pour l’aération), soit en appui (sabot métallique, poutre de rive...).
• Le sol. Reposant sur le solivage, le sol doit être remis à niveau ou créé par exemple à l'aide de panneaux d'agglomérés. Pour pallier à des défauts importants de planéité et pour améliorer l’isolation thermique et/ou acoustique, il est possible de réaliser sur le support porteur et continu un deuxième sol dissocié qui est dit « flottant ». Des panneaux d’agglomérés ou des plaques de plâtre sont alors posés à plat sur un matelas d’isolant (laine minérale), sur une chape sèche (billes d'argile expansée) ou sur une chape de béton allégée (ciment + vermiculite). Le sol, une fois plan, est habillé d'un revêtement souple et léger (parquet, stratifié, PVC...) moins sensible aux mouvements du support qu'un carrelage par exemple. Ce principe de légèreté et de souplesse est également valable pour les cloisons (les plaques de plâtre conviennent ainsi mieux que la brique).
