Montant global du chantier : 239 980 € TTC
(chiffrage mars 2005)
Madame Doudies, dites-nous tout d’abord dans quelles circonstances avez-vous été amenée à faire cette acquisition ?
C’était en 1990. A l’époque, nous habitions dans la capitale du Rhônes-Alpes, Lyon et cherchions un pied-à-terre pour profiter de la campagne au moins le temps des week-ends. Notre choix s’est porté sur la Loire (42) car nous apprécions beaucoup cette région verdoyante aux paysages vallonnés. Et puis à ce moment-là, les prix des maisons de ce côté-ci du Rhône étaient encore très raisonnables. Nous avons donc acquis
cette vieille ferme en forme de L, et séjournions dans la partie de
la maison que nous avions rendu habitable, en attendant de pouvoir
un jour rénover la grange attenante.
Qu’est-ce qui vous a décidé à choisir Camif Habitat ?
La présence d’un
architecte maître d’œuvre, coordonnateur des corps de métiers et des travaux, était plutôt rassurante. D’autre part, nous avons compris que Camif Habitat ferait intervenir
des artisans agréés connaissant bien les techniques du bois et de la pierre.
Alors justement, de quelle façon le maître d’œuvre agréé Camif Habitat est-il intervenu dans votre projet ?
Au départ, nous souhaitions juste
étendre un peu notre surface habitable dans le but de faciliter la vie de l’un de nos enfants qui est en fauteuil roulant. Monsieur Delluègue a mis alors en avant le potentiel de la ferme en soulignant son excellent ensoleillement, et surtout ses grands volumes disponibles, propices à
la conception de larges espaces favorisant les déplacements d’une personne handicapée et les soins qui lui sont prodigués.
Quand il nous a présenté les plans de l’ensemble de
l’aménagement intérieur, cela nous a tout de suite plu et levé nos dernières hésitations.
Vous lui aviez indiqué quelques grandes lignes directrices ?
Nous voulions absolument conserver la grande ouverture par laquelle les paysans rentraient les charrettes. Le maître d’œuvre en a fait la principale source de lumière de l’habitation. Il était également important pour nous d’avoir un maximum de matériaux naturels à l’intérieur : Monsieur Delluègue a donc conservé une partie des murs en pierres apparentes, et introduit beaucoup de bois lors de la
réalisation des encadrements, des escaliers, des rambardes, etc..
Nous lui avons aussi fait part de notre souhait d’installer une
chaudière qui fonctionne aux granulés de bois, ce que nous ne regrettons bien évidemment pas, vu l’augmentation régulière du prix du fioul ! A ce propos, le maître d’oeuvre nous a tout de suite indiqué que nous avions droit à des aides spécifiques pour l’installation de ce mode de chauffage, des subventions dont nous avons effectivement bénéficié.
Parlez-nous maintenant des travaux. Vous étiez régulièrement informés de leur progression ?
Oui, et cela d’autant plus que nous étions sur place pendant la toute la durée du chantier puisque nous habitions déjà la partie
de la ferme que nous avions l’habitude d’occuper pendant nos vacances. Nous avons donc assisté à l’évolution des travaux de rénovation et participé chaque semaine aux réunions organisées par le maître d’œuvre pour faire le point sur leurs avancées. Ces échanges et cette disponibilité de Monsieur Delluègue nous ont permis de faire évoluer certains aménagements durant
les travaux de rénovation. Je pense ainsi à ce poêle que nous avions acheté pour mettre dans la salle à manger. Le maître d’œuvre a fait revenir le maçon afin qu’il
monte un mur pour cacher l’arrière de l’appareil.
Vous aviez donc une vraie relation de proximité avec le maître d’oeuvre...
Effectivement. Et pour un projet de cette nature, c’est très important. Monsieur Delluègue a bien compris notre mode de vie et les contraintes liées au handicap de notre enfant. Il a parfaitement suivi l’avis de l’ergothérapeute du Centre médical en faisant
déplacer une cloison pour gagner de l’espace, ou en installant les interrupteurs à mi-hauteur par exemple...
Et aujourd’hui, quel regard portent ceux qui découvrent votre nouveau cadre de vie ?
Beau, original, spacieux, sont des qualificatifs qui reviennent souvent dans la bouche de nos proches. Cela nous fait d’autant plus plaisir que nous sommes nous-mêmes très satisfaits. Avec le budget dont nous disposions, nous avons au final une
rénovation simple, mais dont la sobriété concourt à lui donner beaucoup de charme. D’ailleurs, nous vivons désormais uniquement dans la partie restaurée, et réservons ce qui est devenu une annexe à l’accueil de notre famille ou de nos amis quand ils sont trop nombreux !
Comment avez-vous abordé le projet ?
Je l’ai tout de suite considéré dans son intégralité, contrairement aux propriétaires qui ne souhaitaient qu’aménager une partie
de la ferme. Ainsi au départ, leur seul objectif était de réaliser une chambre et
une salle de bains adaptées aux difficultés de l’un de leurs enfants. Ce point était donc très important mais ce ne fut pas un problème car, en tant qu’architecte, je suis tenu de connaître la réglementation en vigueur pour ce type de conception. Ce sont là des normes très précises qui s’appliquent à une cinquantaine de cas différents en fonction de la nature du handicap. Pour celui qui nous intéresse, il fallait tout particulièrement veiller à l’accessibilité, avec une entrée de plain-pied, aux dimensions des pièces qui doivent favoriser les déplacements, et au bien-être général de la personne qui en l’occurrence ici souffre d’une lourde infirmité.
Et sur un plan plus global ?
Nous avons conservé
la charpente existante, puis conçu à
l’intérieur de la ferme une structure en poteaux poutres afin de préserver les murs d’origine. Il nous a fallu pratiquer au moins sept ou huit percements pour
créer des ouvertures, car en dehors de la grande porte qui permettait le passage des chars à foin, il n’y avait aucune autre source de lumière.
Pour ce type de bâti aux volumes importants, le choix du type de chauffage est essentiel. Que leur avez-vous préconisé ?
Au départ nous avions prévu le gaz mais cette source d’énergie n’a finalement pas été retenue par la commune. Nous sommes donc partis sur une chaudière utilisant des particules de bois, avec un plancher chauffant au rez-de-chaussée et des radiateurs à l’étage. Cette solution permet aussi de bénéficier de diverses subventions accordées
selon les cas par l’ADEME, le Conseil Régional, le Conseil Général... sans compter aussi parfois les crédits d’impôts attribués en fonction des équipements choisis.
Et l’isolation ? C’est aussi un élément important non ?
Bien sûr. Et puisque vous soulignez ce point, je dois dire que nous avions émis là une certaine réserve. Tout simplement parce qu’en cours de chantier, les propriétaires ont absolument voulu conserver un pan de mur intérieur en pierres apparentes, ce qui ne nous a pas permis de l’isoler. Leur choix remettait en cause une partie de
l’étude thermique que nous avions faite et en particulier pour les points concernant la consommation d’énergie et la puissance à installer. Cependant, comme le mur se trouvait au sud, nous avons finalement opté pour cette solution.
Au final, que retenez-vous de ce projet ?
Tout d’abord ses dimensions. Ce n’est pas tous les jours que nous
réhabilitons entièrement une grange de 200 m² ! Ensuite, un bon déroulement des travaux, avec une petite difficulté au départ pour obtenir le permis de construire, car la ferme étant isolée, y faire venir les réseaux n’était pas forcément aisé. Enfin, ce fut un plaisir de travailler avec des clients aussi ouverts aux choix que nous leur avons proposés. Ils ont vite perçu les intérêts de telle solution par rapport à telle autre, et nos échanges ont été à ce titre très conviviaux...