


Montant global du chantier : 152 796 € TTC
(chiffrage décembre 2005)



Volontiers. Il s’agit d’une ferme construite dans les années 1900 et acquise par mes parents en 1960. Elle a été bâtie à flanc de colline sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée était occupé par les animaux, le premier étage par les hommes tandis que le grenier servait de remise agricole. Une première restauration a eu lieu il y a bientôt cinquante ans, mais sans prise en compte du caractère spécifique de l’habitation.
Et bien, il se trouve qu’aucun des trois niveaux ne communiquait entre eux, ce qui n’était pas très commode vous en conviendrez. Il fallait donc remédier à cela et ce fut un des
points sur lequel s’est penché le maître d’oeuvre dans le cadre de notre demande de rénovation.
Nous voulions introduire suffisamment de confort pour que chacun puisse trouver sa place au sein des 150 m² de cette demeure. Nous avons réservé le rez-de-chaussée à ma mère qui est un peu âgée maintenant, et fait en sorte que les étages soient des lieux agréables à vivre pour nos enfants, pour nous-mêmes, et pour les amis que nous recevons.
Vous savez, la propriété comprend 14 hectares de prés et de châtaigniers, eux-mêmes inscrits dans un environnement naturel remarquable. Alors, pour nous, ce fut une évidence de s’accorder avec de tels paysages, et l’on retrouve la nature dans la plupart des matériaux qui ont été utilisés : les lauzes sur le toit, les enduits à la chaux sur les murs en pierres sèches, le chanvre pour l’isolation de la toiture, le schiste pour la cheminée...
Il est vrai que le dépeuplement de la Lozère fait qu’il est plus difficile qu’ailleurs de trouver ici des artisans compétents, surtout pour mener à bien un projet aussi important. Et la formule que Camif Habitat propose comportait un autre avantage. Un maître d’oeuvre agréé qui travaille avec des artisans spécialisés dans leur domaine et qui s’occupe de les coordonner, représentait pour nous une solution parfaitement adaptée à notre problématique puisque nous habitons la Côte d’Azur, c’est-à-dire à plusieurs centaines de kilomètres des Cévennes. Et quelle sérénité de savoir que votre maître d’oeuvre agréé pilote le projet dans sa globalité, de la conception jusqu’à la fin des travaux !


Tout à fait. L’intérieur de la maison a été entièrement refait en 9 mois et ce malgré des étapes contraignantes comme le creusement du rez-de-chaussée, rendu nécessaire pour gagner de la hauteur sous-plafond, la dépose de planchers ou la création des ouvertures et des escaliers.
Vraiment, nous sommes entièrement satisfaits.
Certainement le séjour situé au deuxième niveau. Nous avons là une grande pièce qui offre une très belle vue sur la montagne. Mais d’une façon générale, c’est un bonheur de séjourner ici désormais. La maison nous apparaît plus grande, et nous apprécions d’y séjourner même par temps froid. L’hiver, c’est en effet très confortable de passer quelques jours ici, sous la protection bienveillante du chanvre, du double vitrage et de nos belles Cévennes...


La maison étant située juste en limite extérieure du Parc, nous n’avions pas pour obligation de suivre le cahier des charges imposé par celui-ci. Pourtant nous l’avons fait, car le souhait des propriétaires était de conserver l’authenticité des lieux. Cela s’est traduit par la réalisation de menuiseries en châtaignier, la conservation de la toiture en lauze avec une restauration des bords de toit en conformité avec la tradition, des ouvertures en cohérence avec la spécificité de l’architecture régionale...
En quelque sorte oui. La maison illustre parfaitement l’expérience de nos aïeux qui, il y a plus d’un siècle, construisaient déjà selon les principes du développement durable. Ainsi, ceux qui ont bâti la maison l’on fait dans un endroit protégé du vent, bien exposé au soleil et à proximité d’une source. Le bon sens des anciens fait que l’on retrouve ici une qualité environnementale dont on parle beaucoup aujourd’hui.
Nous n’en sommes pas loin en tout cas. Ainsi, par inertie thermique, l’épaisseur des murs rafraîchit la maison l’été et la réchauffe l’hiver. Cet avantage, associé à ceux dont je viens de parler, nous a conduit à installer un simple insert, puissant il est vrai, pour l’ensemble de l’habitation. Ce procédé a été complété par la pose d’un plancher chauffant électrique dans l’un des séjours, avec une mise en route commandée à distance sur un simple appel téléphonique.


Nous nous rendions très régulièrement sur place pour nous assurer du bon déroulement des travaux. En 9 mois, nous avons adressé à Monsieur et Madame Alexandre plus de 40 comptes-rendus de chantier ! Ils nous rejoignaient tous les mois pour des réunions sur le site. Au cours de celles-ci, ils leur arrivaient souvent de demander des prestations complémentaires. Il faut dire que les propriétaires n’étaient pas vraiment pressés par le temps. En fin de chantier cependant, ils se sont imposés une date précise pour la clôture des travaux : la maison devait être habitable pour accueillir le mariage de l’un de leurs enfants.
Pour nous ce n’était pas vraiment gênant parce qu’à chaque fois le délai contractuel était repoussé d’autant. En revanche, la livraison des matériaux a demandé une bonne organisation, car pour accéder à la maison, il y avait 40 kms à effectuer sur des routes étroites et sinueuses, glissantes en automne à cause des feuilles de châtaigniers, et parfois impraticables l’hiver par temps de neige ! D’ailleurs, la distance a également contraint l’entreprise qui a réalisé le gros- œuvre à louer un gîte rural pendant toute la durée du chantier...
Au-delà de la satisfaction d’avoir répondu à la demande de Monsieur et Madame Alexandre, je garde surtout en mémoire l’excellent climat qui a régné entre tous les acteurs du projet y compris les propriétaires. Les artisans ont collaboré entre eux de façon remarquable pour aplanir les difficultés liées en particulier à la distance du chantier. Si je devais résumer en peu de mots l’ensemble des travaux, je dirais qu’ils se sont déroulés dans une très belle harmonie...


