


Montant global du chantier : 347 740 € TTC
Date du chiffrage des travaux : février 2006


Originaires de la région Nord, nous venions régulièrement en vacances dans la région des Causses
du Quercy.
En 1999, nous avons eu le coup
de cœur pour cette petite maison raditionnelle qui ne disposait que de 2 pièces et d’un hangar.
Devenue notre maison de vacances, nous y passions environ 4 mois
par an.
En face sur le même terrain,
il y avait une vieille grange pratiquement en ruine.
C’est en 2003 que nous avons commencé à envisager de quitter
le Nord définitivement pour venir nous installer dans le Quercy.
Je voulais également que ma mère âgée puisse nous suivre.


Les travaux ont été très bien coordonnés par M. Deladerrière qui organisait chaque semaine une réunion de chantier. Un climat de confiance très amical s’est établi avec les artisans qui étaient d’un professionnalisme incroyable et d’un savoir-faire hors pair. De véritables artistes, quand vous comparez l’état de la grange à l’origine et ce qu’elle est devenue !
Notre plus grande satisfaction est de voir comment ma mère se sent bien dans sa nouvelle maison. C’était un vrai challenge après avoir vécu plus de 80 ans dans le Nord. Elle apprécie le confort et la fonctionnalité. Quant à nous, on a l’impression d’avoir toujours vécu ici, dans cette belle région du Quercy…..

Lors de la visite avant travaux, j’ai constaté que le lieu du chantier était situé dans un site classé, à proximité du château de Thégra. La première démarche était donc de se rapprocher de l’architecte des Bâtiments de France afin de connaître les règles à respecter. Pour la grange, il n’y avait pas de prescription particulière, hormis le fait que le budget risquait d’être conséquent. Par contre, pour le hangar, c’était plus complexe car il n’était pas possible de conserver la structure.
J’ai proposé aux clients une structure bois avec surélévation pour intégrer une mezzanine. Cette solution permettait de conserver l’aspect bois du hangar, tout en gardant la surface initiale ; ce que les clients ont facilement accepté, tout comme l’architecte des Bâtiments de France. Il me restait à trouver une entreprise spécialisée en ossature bois dans la région.
Pour chauffer les deux maisons, nous avons procédé à l’installation d’un système de géothermie par capteurs enterrés car le terrain était suffisamment grand. Ce système donne la possibilité, grâce à un réseau de tuyaux avec fluide caloporteur, de récupérer l’énergie dans le sol et de la transmettre vers le plancher chauffant. Les capteurs solaires ne sont pas encore autorisés par la réglementation des Bâtiments de France, ni les fenêtres de toit (sauf sous certaines conditions de dimensions). Pour l’instant ils considèrent que ces nouvelles technologies ne sont pas en totale harmonie avec la valorisation du patrimoine.
Pour l’équipement sanitaire, nous avons procédé à une double installation et à l’enfouissement de 2 citernes de 5 m3 permettant la récupération des eaux pluviales et l’alimentation des toilettes, lave-vaisselle et lave-linge dans les 2 maisons.


Pour reconstruire la grange dans le même style, il fallait faire appel à des artisans ayant un véritable savoir-faire, notamment en maçonnerie où il fallait reconstruire à l’identique : effectuer le tri des pierres à conserver, trouver des pierres de récupération, réaliser des joints de même couleur. Quant au charpentier, il a dû refaire la toiture à l’image de celles des anciennes granges. Nous avons ensuite créé un appentis en appui de la partie existante de la grange. Il sert d’abri pour les voitures. 

Nous avons travaillé en parfaite harmonie avec les clients et les artisans. Tout en étant très discrets, les clients étaient très curieux et très intéressés par le travail des artisans, d’autant que M. Laigle avait un œil averti. Il a réalisé tout le sanitaire par lui-même. A la fin du chantier, les clients nous ont conviés, les artisans et moi-même, à un repas très convivial.
Crédit photos : B. Adilon