Qu’est-ce qu’un pont thermique : définition simple

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    Les ponts thermiques, ce n’est pas une fatalité ! Découvrez comment les identifier et les traiter pour améliorer la performance énergétique de votre maison grâce à l’accompagnement de Camif Habitat.

    Dans le cadre d’une rénovation ou d’une extension de maison, l’ennemi du confort et des économies d’énergie a un nom : le pont thermique. Qu’est-ce qu’un pont thermique ? Comment le repère-t-on ? Comment le traite-t-on ? Quelques éléments de réponse dans ce focus.

    Comment savoir si il y a un pont thermique ?

    En construction, chaque matériau conduit plus ou moins bien la chaleur et le froid. Cette particularité physique est appelée pont thermique. Quand plusieurs matériaux aux résistances thermiques variables sont assemblés, un pont thermique se crée à chaque discontinuité. Ce pont thermique est la porte d’entrée à des variations de températures.

    Plus simplement, un pont thermique est une zone où la résistance thermique est affaiblie.

    Où se trouvent les ponts thermiques ?

    Classiquement, deux catégories de ponts thermiques sont distinguées :

    • Le pont thermique linéaire lié à la jonction de deux parois (jonction entre plancher et mur extérieur par exemple) est une perturbation qui se développe sur la longueur. On le trouve le plus souvent à la jonction entre le plancher bas et le mur extérieur, à la jonction entre le plancher intermédiaire et le mur extérieur, à la jonction entre le plancher haut et le mur extérieur, à la jonction entre dalle et balcon, à la jonction entre le mur de refend et le mur extérieur.
    • Le pont thermique ponctuel lié à la jonction de trois parois (angle entre un plancher et deux murs par exemple) ou à un défaut de mise en œuvre d’un isolant (emploi de vis, déchirure, etc) est une perturbation qui se développe sur un point précis. On le trouve le plus souvent sur le pourtour des menuiseries, les seuils des portes et fenêtres, les gaines et conduits, etc.
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    Les conséquences des ponts thermiques

    Le pont thermique est une zone de faiblesse plus ou moins étendue dans la continuité thermique de l’enveloppe d’un bâtiment. Cette zone de faiblesse a pour principales conséquences que nous listons ici pour vous.

    Quel est l’impact des ponts thermiques sur la facture énergétique ?

    Des pertes énergétiques sont à déplorer en cas de ponts thermiques. La chaleur intérieure en hiver s’échappe par les zones de ponts thermiques. L’été, la chaleur extérieure s’infiltre à l’intérieur. Ces fuites calorifiques entrainent une augmentation de la consommation énergétique.

    Selon l’ADEME, les ponts thermiques peuvent représenter jusqu’à 40 % des pertes de chaleur d’un bâtiment. Cela signifie qu’en éliminant les ponts thermiques, il est possible de réduire de manière significative la facture énergétique d’un bâtiment.

    Des problèmes d’humidité

    La différence de température entre l’air ambiant et la surface du plancher ou des murs crée de la condensation en surface. Les parois deviennent humides et s’abiment. 

    L’humidité de l’air peut se condenser lorsque la température de la surface sur laquelle elle se trouve est inférieure au point de rosée. Les ponts thermiques créent des zones froides à l’intérieur du bâtiment, ce qui favorise cette condensation.

    Cela peut entraîner la formation de moisissures, champignons qui se développent dans des conditions humides et chaudes. Elles peuvent causer des problèmes de santé comme des allergies, des infections respiratoires ou des problèmes cutanés, par exemple.

    Sensation de paroi froide

     La différence de température entre l’air de la pièce et les parois soumises à ponts thermiques provoque des sensations de froid et de courant d’air particulièrement inconfortables. Le phénomène est particulièrement perceptible en hiver, lorsque les températures extérieures sont basses.

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    Comment détecter un pont thermique ?

    Les ponts thermiques se cachent presque toujours aux points de jonctions entre les structures (dalle plancher, toitures, pignons, murs extérieurs, balcons, etc.) et ponctuellement aux points de jonctions des ouvrants (fenêtres, portes, etc.).

    Pour repérer les ponts thermiques, la première des solutions est de traquer les moisissures signes d’humidité.

    La seconde solution est de rechercher les parois froides.

    A ces méthodes simples (et souvent efficaces !), s’ajoute celle de la caméra infrarouge aussi appelée thermographie. Plus coûteuse, la thermographie permet une photographie instantanée des déperditions de chaleur (en bleu les zones froides, en rouge les zones chaudes). Elle se pratique sur un bâtiment chauffé, portes et fenêtres fermées.

    Faire appel à un professionnel pour un diagnostic de performance énergétique et ponts thermiques

    Le calcul d’un pont thermique permet de déterminer la quantité de chaleur qui est perdue à travers ce pont thermique. Ce calcul est important pour évaluer l’impact des ponts thermiques sur la performance énergétique d’un bâtiment. Il existe plusieurs méthodes pour calculer un pont thermique. La méthode la plus courante est la méthode du coefficient de transmission thermique linéique (ψ). Ce coefficient est défini comme la quantité de chaleur qui passe par unité de longueur et de différence de température.

    Camif Habitat à vos côtés

    Le repérage, le calcul et le traitement d’un pont thermique nécessite des compétences techniques particulières. Avant tout travaux, un diagnostic est posé afin de déterminer l’ampleur des déperditions, leur localisation, et le meilleur moyen de les traiter à moindre coût. L’intervention d’un professionnel agréé ouvre droit aux aides octroyées dans le cadre de la rénovation énergétique (réduction d’impôt, prêt à taux zéro, etc.). Il peut s’agir d’un thermicien ou d »un professionnel d’un bureau d’études thermiques.

    Avec Camif Habitat, votre Diagnostic de Performance énergétique va vous informer efficacement sur la consommation énergétique de votre maison, et sur les émissions de gaz à effet de serre liées à cette consommation. Vous trouverez également dans votre DPE, de nombreuses et utiles recommandations qui vous permettront de diminuer votre facture énergétique suite à une rénovation énergétique ou au moyen de gestes simples au quotidien. En effet ce document contient un avis d’expert sur les travaux à prévoir pour améliorer vos performances énergétiques, en termes d’isolation, de rénovation électrique, d’installation de chauffage, etc.

    Bon à savoir : le coût d’une étude thermique est variable selon plusieurs critères : la taille du bâtiment, le nombre de pièces, la localisation, etc. En moyenne, le prix d’une étude thermique se situe entre 600 et 1 500 euros.

    La certification RGE de Camif Habitat lui confère une légitimité : c’est un repère fiable qui permet d’identifier un professionnel reconnu pour sa capacité à prendre en charge des rénovations globales, cette certification se base sur la qualité de l’organisation, du service client mais aussi (et surtout) sur la qualité technique de la maison une fois rénovée.
    La certification RGE vous permet également de bénéficier des aides de l’État pour réaliser vos travaux,

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    Comment traiter un pont thermique ?

    Il existe plusieurs façons de traiter les ponts thermiques, l’idée étant à chaque fois de créer une continuité dans les matériaux d’isolation pour recréer une enveloppe de bâti homogène.

    • L’isolation par l’intérieur : Plébiscitée pour sa simplicité de mise en œuvre, l’isolation par l’intérieur permet d’éliminer les ponts thermiques du sol au plafond. Laine de verre, laine de roche, ouate de cellulose, polystyrène expansé, polyuréthane… quel que soit le matériau utilisé, une attention toute particulière doit être portée sur les jonctions en pied et en haut de mur, la dalle, la toiture. Au positif, l’isolation par l’intérieur permet de régler efficacement les problèmes de ponts thermiques en ajoutant une couche isolante homogène sur les points de fuite. La technique présente aussi des avantages esthétiques. Elle permet de dissimuler câbles, prises et tuyaux et de pallier aux éventuels irrégularités des murs. Au négatif, l’isolation par l’intérieur rogne sur les mètres carrés habitables.
    • L’isolation par l’extérieur (ITE) : Cette technique encore peu utilisée en France est particulièrement intéressante pour venir à bout des ponts thermiques puisqu’elle consiste à créer une « seconde peau » sur l’ensemble du bâti par l’extérieur. Au positif, l’isolation par l’extérieur supprime les ponts thermiques des jonctions dalles/façade et refends/façade.  En supprimant la plupart des ponts thermiques de structure, l’ITE assure ainsi une isolation plus performante que dans le cas d’une isolation par l’intérieur. Son bémol ? L’isolation par l’extérieur est souvent compliquée à mettre en œuvre lorsque les façades présente des pannes sablières. Les fenêtres nécessitent également un traitement spécifique (et onéreux !) pour concilier minimisation des ponts thermiques et luminosité (effet meurtrière dû à l’épaisseur d’isolation par l’extérieur).
    • Le rupteur de pont thermique : Solution la plus utilisée car la moins coûteuse, pour traiter les ponts thermiques, le rupteur de pont thermique peut s’installer en intérieur ou en extérieur. Ce dispositif structurel d’isolation thermique, spécialement conçu pour traiter les ponts thermiques consiste à mettre en place une interposition d’un élément isolant entre l’intérieur et l’extérieur. Ce type de dispositif s’installe principalement au niveau des jonctions dalle/façade ou dalle/balcon. Il intègre, en supplément de l’élément isolant, des éléments destinés à assurer la continuité mécanique entre les parois.
    • Changer vos menuiseries extérieures : si vous constatez que les ponts thermiques sont situées principalement sur vos fenêtres et portes extérieures, songez à mener une rénovation complète de ces menuiseries pour supprimer les pertes thermiques et renforcer ainsi votre isolation.

    Bon à savoir :  Le pont thermique est un phénomène physique de conduction de température. Sur-isoler les murs sans traiter les ponts thermiques équivaut à accentuer encore le phénomène de déperditions. En effet, plus une maison est isolée, plus les ponts thermiques pèsent dans le pourcentage de déperdition de chaleur, alors que dans le cas d’un bâtiment mal ou non isolé, les ponts thermiques représentent de faibles pertes par rapport aux déperditions globales. En chiffres, dans un bâtiment bien isolé, le pourcentage de déperditions dû aux ponts thermiques peut atteindre plus de 30 % mais les déperditions globales sont très faibles (inférieures à 0,3 W/m2K). A l’inverse, dans un bâtiment non isolé, le pourcentage de déperditions dû aux ponts thermiques reste inférieur à 20 %) mais les déperditions totales par les parois sont très fortes (de l’ordre de >1W/m2K).