Quel revetement de sol choisir ?

Découvrez la première partie de notre dossier consacré à la rénovation des sols !
Revetement sol
Vous héritez d'une vieille grange en terre battue et souhaitez faire une rénovation de maison ? Vous souhaitez transformer votre garage ou une dépendance au sol béton brut en chambre d'ami ? Le carrelage de votre maison est dépareillé ou abimé, vieillot ? Dans tous ces cas, le sol est à faire ou à refaire !

Sol : quels sont les critères pour choisir ?

Si de nombreux revêtements peuvent être utilisés pour faire ou refaire un sol, le choix final doit prendre en compte 5 grands critères : L'état du sol d'origine – L'utilisation faite de la pièce – Le confort souhaité – L'esthétique souhaitée – Le budget

L'état du sol d'origine

Dans la majorité des cas en rénovation, les sols d'origine sont soit en terre battue, soit béton brut, soit en carrelage, soit encore en parquet.
  • Lorsque le sol est en terre battue, il doit impérativement être recouvert en premier lieu d'une dalle béton isolée. Cette dalle est obligatoirement associée à une toile de polyane qui va bloquer les remontées d'humidité. Elle peut inclure ou non un système de chauffage au sol. La couche supérieure de la dalle doit être lisse et plane pour y installer un revêtement sans encombre.
  • Lorsque le sol est en béton brut, la dalle doit être retravaillée (réagréage) pour pouvoir présenter une surface plane et lisse. Si la dalle est dépourvue d'isolation, il est fortement recommandé d'en ajouter pour plus de confort et d'économie d'énergie. Une fois la dalle prête, quasiment tous les revêtements peuvent être appliqués (parquet en bois ou stratifié, lino, carrelage, PVC, moquette, etc).
  • Lorsque le sol est en carrelage, il se peut que les joints par exemple soient creusés ce qui laisse apparaître des imperfections sur la surface (trous et bosses). Souvent aussi, dans le cadre d'une rénovation, le passage entre deux pièces carrelées laisse apparaître des différences de niveaux. Ces imperfections doivent être comblées pour obtenir une surface lisse et plane permettant d'installer un revêtement de recouvrement. Ce revêtement peut être plus ou moins épais (moquette, parquet, lino, béton ciré, ou même encore carrelage) selon la hauteur des seuils des ouvertures. Quand les seuils sont à fleur de sol, le carrelage d'origine devra être enlevé. Quand les seuils laissent une marge de manœuvre, le nouveau revêtement peut être posé par-dessus le carrelage d'origine.
  • Lorsque le sol est en parquet, il peut cacher dans les demeures anciennes un vide sanitaire sur terre battue, et dans les maisons plus récentes, une dalle béton brut. Dans le premier cas, la meilleure solution est de repartir sur une dalle béton isolée sur laquelle pourra être installé un nouveau revêtement. Dans le deuxième cas, le parquet peut être conservé ou non en dessous du nouveau revêtement, selon la marge de manœuvre laissée au niveau des seuils des ouvertures.

L'utilisation faite de la pièce

Le choix du revêtement de sol dans une pièce dépend en grande partie de l'utilisation de cette pièce. En effet, pour des questions pratiques, certaines pièces ne peuvent se satisfaire d'un sol réputé fragile ou difficile d'entretien. De même, les pièces d'eau doivent présenter un sol adapté, résistant à l'humidité et anti-dérapant.

Trois grands critères sont ainsi à prendre en compte : la résistance du matériau au passage, la résistance du matériau aux tâches, et la résistance du matériau à l'humidité.
  • Résistance au passage : Certains pièces dans la maison sont soumises à un passage intensif. Il s'agit notamment des couloirs, des escaliers, mais aussi de la pièce à vivre et de la cuisine. Les matériaux choisis pour ces pièces doivent être résistants à l'abrasion et au frottement. Ils doivent également pouvoir se nettoyer facilement. Dans une chambre par contre, le revêtement utilisé peut être plus fragile puisque le passage y est moins intense.
  • Résistance aux tâches : Dans une cuisine notamment, les risques de tâcher les sols sont élevés. Il en va de même dans une entrée. Le revêtement choisi pour ces pièces doit être non poreux pour éviter que le sol « pompe » le gras et l'eau, et peu sensible aux détergents pour un nettoyage facilité.
  • Résistance à l'humidité : Dans les pièces d'eau (salle de bains, toilettes, salle d'eau, cuisine), les sols doivent être non poreux pour éviter des dégradations précoces au contact de l'eau. Traditionnellement, le carrelage domine dans ces pièces, mais il est aussi possible d'opter pour des matériaux bois spécifiquement traités, ou encore des revêtements plastiques et du béton ciré.

Le confort souhaité

Outre le critère pratique de la résistance aux tâches, au passage et à l'humidité, le sol répond aussi à un critère de confort. En effet, le sol est (par la force des choses !) toujours en contact direct avec les occupants d'une maison. Un sol froid sous les pieds peut être considéré comme un élément d'inconfort. Le bruit des pas sur un sol ou le craquement des lames de parquet peuvent aussi devenir à la longue un élément d'inconfort. De même, le sol se doit être sain et sec notamment dans les chambres pour limiter les risques d'allergies. Selon le degré de confort souhaité, le sol sera choisi dans les chambres plus sûrement moelleux (pour amortir le bruit) et chaud aux pieds (moquette, PVC, sisal et autre matière végétale anti-allergène). Dans la pièce à vivre, le bon compromis froid/bruit pourra être obtenu avec un matériau de type parquet traité anti-tâche ou béton ciré. L'option du carrelage sur l'ensemble de la maison peut être choisie en associant là où le moelleux est le bienvenu, des tapis.

L'esthétique souhaitée

Le critère esthétique est important quand l'on évoque les sols. En effet, l'homogénéité entre les sols des différentes pièces crée l'harmonie. Généralement, l'option la plus souvent retenue consiste à faire un distingo entre la partie nuit et la partie jour. Dans la partie jour ou traditionnellement les portes restent ouvertes entre chaque pièce, une unité de sol apportera un regain de volume et de chaleur. Dans la partie nuit, les sols des chambres peuvent être réalisés chacune dans un style différent puisque traditionnellement les portes restent fermées. La différenciation des sols apporte également plus de caractère (moquette épaisse pour la chambre parentale, parquet flottant pour la chambre des enfants par exemple). La salle de bains et les WC resteront de façon principale en carrelage.

Le budget

Faire ou refaire un sol peut coûter plus ou moins cher selon les matériaux utilisés bien sûr, mais aussi leur mise en œuvre. En effet, si ajouter un linoléum ou une moquette sur un sol plat reviendra à peu cher, retirer un carrelage et refaire une dalle isolée complète avant de réinstaller un carrelage ou un parquet par exemple, reviendra notablement plus cher. Avant de vous lancer dans des travaux, il est donc important de ne pas s'arrêter au simple prix du matériau choisi !

Revêtement de sol: qu'est-ce qu'il existe ?

Carrelage

Utilisé depuis l'antiquité pour revêtir les sols, le carrelage est classiquement réalisé soit en céramique (grès cérame, grès étiré, faïence, terre cuite, zellige, tomettes), soit en pierre naturelle (marbre, granit, pierre calcaire, travertin, ardoise), soit en ciment ou encore en pâte de verre.
 
Selon sa nature, le carrelage peut être utilisé aussi bien en extérieur qu'a l'intérieur, sur les sols et dans certaines pièces sur les murs (zellige, faïence, pierres naturelles). Revêtement préféré des Français, le carrelage se décline en une grande variété de couleurs et d'aspects (brillant, veiné, rustiques, moderne, imitation bois, etc) mais aussi de dimensions pour une esthétique rustique ou ultra-moderne, pour tous les goûts. Les nouvelles générations de carrelage imitent à s'y méprendre le bois, le tissu, le cuir, la pierre, etc.
 
Les avantages et inconvénients du carrelage : Le carrelage a pour principal avantage d'être facile d'entretien. Sa surface lisse est résistante aux tâches. Même les carreaux réputés fragiles comme les tommettes ou la pierre calcaire, ont grandement gagné en résistance ces dernières années grâce aux traitements à chaud ou à froid anti-tâches et anti-dérapant. Le carrelage est solide. Il résiste bien à la compression et aux chocs.
Du côté des inconvénients, le carrelage nécessite un sol bien préparé et plat. La pose est assez complexe et longue (préparation des sols, pose, joint). De plus le carrelage accentue les effets de résonance et reste froid au pied sauf lorsqu'il est associé à un système de chauffage au sol.

Le coût du carrelage : Les prix des carrelages sont très fluctuants en fonction de la qualité choisie, des dimensions, de l'épaisseur, etc. Comptez entre 10 € le mètre carré pour un carrelage de sol simple à plus de 100 € le m2 pour des carreaux de ciment faits de manière artisanale.

Parquet bois

Le parquet en bois fait partie des grands revêtements classiques des intérieurs français. Synonyme de charme, d'authenticité et de style, le parquet bois est chaleureux. Il se décline en de nombreuses essences (dont certaines compatibles avec les pièces d'eau) et qualités tant en version bois massif qu'en contre-collé. Quand il est en bois massif, le parquet est très résistant (parquet bois mince en pose collée - 9 à 15 mm, parquet traditionnel en pose clouée sur lambourde, 23 mm d'épaisseur minimum - lamelles sur chant en pose collée ou flottante). Quand il est en bois contre-collé, sa résistance dépend de l'épaisseur de bois d'essence noble collé sur un support latté.

Les avantages et inconvénients du parquet bois : Le parquet bois donne instantanément un aspect chaleureux et stylé à une pièce. Résistant à l'usure, il peut retrouver toute sa beauté d'origine après ponçage, mais il nécessite un entretien régulier (cire, encaustique). Facile de pose pour les parquets contre-collés, la pose demande plus de dextérité pour le parquet massif. Sensible aux UV, il a tendance à changer de couleur avec le temps. Avec l'âge ou en cas de défaut de pose, le parquet massif a tendance à craquer sous les pieds.
 
Le coût d'un parquet bois : Abordable en version contre-collée (de 15 à 50 € le m2), le parquet massif peut quant à lui atteindre des sommes rondelettes (de 30 à 180 € le m2 selon la qualité et l'épaisseur).

Stratifié

Souvent confondu avec le parquet, le stratifié est un support aggloméré en lames ou en dalles, sur lequel a été apposé un décor. Enduit ou non de résine selon qu'il se destine à être en contact avec l'eau ou non, le stratifié offre une large gamme de coloris (imitation bois, béton, carrelage, etc).
 
Les avantages et inconvénients du stratifié : Décliné en plusieurs qualité, le stratifié est moins solide que le parquet bois. Sa surface est en effet non rabotable. Le décor est ainsi plus ou moins résistant aux chocs et aux rayures. Peu cher à l'achat, le stratifié offre une large gamme de motifs et de coloris, et son entretien est facile. Il se pose facilement (pose flottante). Au négatif aussi, le stratifié nécessite la pose d'une sous-couche d'isolation phonique.
 
Le coût d'un stratifié : Le stratifié est peu cher. On peut en trouver à partir de 5 € seulement le m2, et le prix moyen est compris entre 10 et 25 € le m2. Pour les stratifiés revêtus de résine, les prix sont logiquement un peu plus cher.

PVC

Les sols PVC aussi appelés sols en vinyles sont réalisés entièrement en matière plastique. Faciles à vivre et résistants, les revêtements en PVC sont également très décoratifs. Ils imitent notamment avec brio toutes sortes de matériaux (bois, pierre, béton, carrelage, etc) en proposant pour certains des irrégularités de surfaces plus vraies que nature.

 
Les avantages et inconvénients du PVC : Inventifs et tout terrain, les revêtements en PVC sont solides et résistants aux chocs et rayures. Très faciles d'entretien, ils sont également très faciles à poser dès lors que le sol est parfaitement lisse. Dans l'hypothèse où le sol est irrégulier, un réagréage est obligatoire.
 
Le coût d'un revêtement PVC : Peu cher, le sol en PVC affiche un prix à partir de 2 € le m2 et jusqu'à plus de 60 €.

Moquette

Oubliée un temps du fait de sa tendance à accumuler la poussière et les acariens, la moquette fait sont grand retour aujourd'hui. A poil ras ou à poil long, en laine ou en synthétique, la moquette apporte un vrai confort feutré à la maison.
 
Les avantages et inconvénients de la moquette : Traitées anti-tâches et anti-acariens, les moquettes d'aujourd'hui restent saines. Facile à poser, la moquette apporte un vrai confort au quotidien (bruit amorti, douceur sous les pièces, chaleur, etc). Au négatif, la moquette demande un entretien régulier pour la débarrasser de la poussière. Sauf à prendre des moquettes de grandes qualités (passage intensif par exemple), la moquette s'use plus rapidement qu'un sol dur.

Le coût de la moquette : Peu chère à l'achat, le prix d'une moquette dépend principalement de son épaisseur. En laine, les prix oscillent entre 15 et 200 € le m2, tandis que les moquettes synthétiques se cantonnent à des prix variants de 10 à 50 € le m2.

Béton ciré

Top tendance dans les intérieurs style loft d'aujourd'hui, le béton ciré offre un rendu moderne particulièrement facile à vivre. Décliné dans toutes les teintes à la demande, il requiert l'intervention obligatoire de spécialistes pour un rendu impeccable. Deux principales techniques sont mises en œuvre : celle du mélange béton-quartz, teinté dans la masse et lissé avec une machine spéciale, et celle plus simple de l'enduit fin vendu prêt à l'emploi que l'on applique à la taloche.

Les avantages et les inconvénients du béton ciré : Très tendance, le béton ciré est esthétiquement contemporain. Les teintes se font à la demande pour obtenir un coloris sur-mesure. Au négatif, le béton ciré est délicat à manier. Seuls des spécialistes peuvent garantir un rendu parfait. Protégé par un traitement hydrofuge, il est solide et s'entretient facilement.


Le coût du béton ciré : Le prix d'un revêtement de sol en béton ciré est élevé, à partir 100 euros.

Linoléum

Le linoléum (le vrai !) fait un grand retour en force ces dernières années. Ce revêtement souvent considéré comme bas de gamme a de fait redoré son blason se déclinant aujourd'hui en de multiples coloris et motifs.

Les avantages et inconvénients du linoléum : Le vrai linoléum est fabriqué à base de produits naturels (huile de lin, bois, liège, farine, chaux, craie). Le lino est donc un produit écologique. Résistant, le lino est un matériau pérenne et facile d'entretien. Il est de plus un bon isolant phonique et thermique. Au négatif, le lino est assez difficile à poser du fait de sa rigidité.
 
Le coût d'un linoléum : Un lino de début de gamme uni ou à motif classique est très peu cher (entre 5 et 10 € le m2). En montant en gamme, en terme d'épaisseur et de fantaisie des coloris, le prix du vrai linoléum peut vote grimper à plus de 60 € le m2. Les lino en dalles sont toujours plus chers que les lino en rouleau.
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